Publié le vend, 12/06/2026 - 17:30  Le président de l'ECiDe, MARTIN FAYULU grièvement blessé.

Kinshasa: Sit-in de l’Opposition dégénère, Martin Fayulu pointe une action conjointe de la police et de la Force du Progrès de l'UDPS

Le sit-in organisé vendredi par les principales figures de l’opposition devant le Palais du Peuple a tourné à l’affrontement entre manifestants et forces de l’ordre. Plusieurs blessés ont été signalés, parmi lesquels Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, selon des images largement diffusées sur les réseaux sociaux.

À l’issue de la manifestation, Martin Fayulu a accusé la Police nationale congolaise d’avoir agi de concert avec des militants de la Force du Progrès, structure de jeunesse associée à l’UDPS, pour disperser le rassemblement.

« Ils nous ont attaqués simplement parce que nous voulions dire aux députés de ne pas déconner », a déclaré le président de l’ECiDé.

Objet : Violences contre manifestants ECiDé et autres partis d’opposition - Kinshasa, 12 juin 2026

1. Faits dénoncés
ASF/RDCONGO a constaté l’usage disproportionné de la force par les éléments de la Police Nationale Congolaise et de la Force du Progrès, ligue des jeunes de l’UDPS, lors de la marche pacifique organisée le 12 juin 2026 par l’ECiDé et d’autres partis de l’opposition à Kinshasa.

2. Violations constatées
Selon les témoignages recueillis :
- Tir à balles réelles et gaz lacrymogènes dans la foule
- Interpellations arbitraires de militants et journalistes
- Violences physiques, confiscation de matériel
- Empêchement de l’accès aux soins pour les blessés dans certains centres hospitaliers

3. Demandes d’ASF/RDCONGO
L’ONG de droits de l'homme, Avocats sans frontières  demande :
1. L’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante pour identifier et sanctionner les auteurs des violences
2. La libération immédiate des personnes arrêtées arbitrairement
3. Le respect du droit constitutionnel de manifester pacifiquement, garanti par la Constitution de la RDC
4. La protection des défenseurs des droits humains et du personnel médical qui prend en charge les blessés

4. Rappel du contexte
ASF/RDCONGO rappelle que des faits similaires ont été documentés le 15 mars 2026 pendant la manifestation au terrain de Ndjili Saint-Therese , impliquant des blessés membres de l’ECiDé.

Notre organisation réaffirme son engagement à documenter toutes les violations des droits humains, sans distinction politique.

Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle du gouvernement, de la Police nationale congolaise ou de l’UDPS n’avait encore été enregistrée concernant les accusations formulées par les leaders de l’opposition.

 

Publie a Kinshasa, le 12 juin 2026

ASF/RDCONGO

By Ebondo LUMAMI Angel

 

 

 

Publié le vend, 12/06/2026 - 11:56  un homme portant le t-shirt de l'ECiDe s'étalant en plein sol.

 

Sit-in de l’Opposition contre la Loi référendaire :

Des scènes de chaos ont éclaté vendredi au siège de l’Ecide, le parti de Martin Fayulu, attaqué par des éléments de la Police et des jeunes se réclamant des «Forces du progrès» de l’UDPS, ont constaté des témoins.

Jets de pierres, gaz lacrymogènes et courses-poursuites ont transformé les abords du QG, situé près du Palais du Peuple, en champ de bataille. #Vidéo

Plusieurs militants blessés ont été évacués. Des vitres ont volé en éclats et du matériel saccagé à l’intérieur du siège, selon l’entourage de Martin Fayulu qui dénonce « une répression violente orchestrée par le pouvoir ».

La veille, l’Hôtel de Ville avait exigé la délocalisation de la manifestation au terrain Assossa, proposition rejetée par l’opposition.

La tension reste vive dans la capitale autour du Palais du peuple.

 

Publie a Kinshasa, le 12 juin 2026

ASF/RDCONGO

By Ebondo LUMAMI Angel

 

 

 

Publié le mar, 02/06/2026 - 11:56 | Modifié le mar, 02/06/2026 - 11:56

Affaire Chebeya et Bazana : 16 ans après, la VSV exige la réouverture du procès grâce aux réformes de la justice militaire

 

Seize ans après le double assassinat des défenseurs des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, l’ONG Voix des sans voix (VSV) exige la réouverture du procès. À la faveur d'une conférence de presse animée ce lundi 1er juin 2026 à Kinshasa, l’organisation estime que les récentes réformes législatives au sein de la justice militaire lèvent désormais les obstacles qui bloquaient les poursuites contre les hauts gradés cités dans cette affaire, notamment le général John Numbi.

À l'occasion de la commémoration du 16e anniversaire de la disparition tragique de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, la VSV est montée au créneau. Pour cette organisation de défense des droits de l'homme, le contexte juridique actuel est plus que favorable pour relancer la machine judiciaire et mettre fin à « l'impunité ».

Les récentes réformes de la justice militaire : une opportunité historique

Le directeur exécutif de la VSV, Rostin Manketa, soutient que les récentes réformes de la justice militaire offrent une opportunité historique. Il fait notamment référence à l'ordonnance-loi n°26/003 du 31 janvier 2026, qui a modifié le Code judiciaire militaire en République démocratique du Congo.

« Cette réforme autorise désormais la désignation des magistrats de grade inférieur pour juger des prévenus de grade supérieur au sein de la même catégorie. Ainsi, en cas d’absence des juges du grade requis, le premier président de la Haute Cour Militaire peut désigner des juges de grade inférieur », explique Rostin Manketa.

Selon la VSV, cette avancée législative fait tomber le principal verrou qui « protégeait » le général John Numbi, ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC) et suspect numéro un dans ce dossier.

L'ONG martèle que l'absence physique de ce dernier, actuellement en cavale, ne doit plus bloquer la procédure : «  un procès juste et équitable peut et doit être organisé, même par contumace ».

L’organisation plaide également pour le sort d’autres prévenus dont la détention se prolonge sans jugement, à l'instar du général Zelwa Katanga, alias « Djadjidja », et consorts, afin qu'ils soient définitivement fixés sur leur responsabilité dans cet « ignoble assassinat ».

Inquiétudes autour du témoin clé Paul Mwilambwe

Par ailleurs, la VSV alerte sur la situation de vulnérabilité du colonel Paul Mwilambwe. Considéré comme le témoin clé pour avoir révélé des détails cruciaux sur l'exécution des deux activistes, l'officier se trouve actuellement à Kinshasa sans aucune protection, après avoir été démis de ses fonctions à Boma (Kongo-Central). L'ONG craint pour sa sécurité alors que ses révélations restent indispensables pour la manifestation de la vérité.

 

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Le directeur exécutif de Human Rights Watch, Philippe Bolopion (a gauche), et la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, à Kinshasa, le 21 mai 2026. © 2026 Prime Ministers Office, CELCOM & CNTIC

RD Congo : La répression accrue et l’impunité, préoccupations majeures en matière de droits humains

Lors de sa visite, le directeur exécutif de Human Rights Watch a exhorté les hauts responsables à changer de cap

 

(Kinshasa) – Le directeur exécutif de Human Rights Watch, Philippe Bolopion, a exhorté les hauts responsables congolais à respecter la liberté d’expression, à mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et à garantir l’obligation de rendre des comptes pour les abus, lors de sa visite en République démocratique du Congo du 17 au 21 mai 2026, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

Cette visite s’est déroulée dans un contexte marqué par l’occupation de l’est de la RD Congo par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda ; par une vague de répression à l’encontre des journalistes, des activistes et des membres de l’opposition politique ; et par une utilisation à nouveau de sites de détention secrets dans la capitale, Kinshasa.

« La répression actuelle en RD Congo rappelle de manière inquiétante l’ère Joseph Kabila, de nombreux activistes congolais et opposants politiques vivant dans la crainte de représailles de la part des autorités simplement pour avoir exprimé leur opinion », a déclaré Philippe Bolopion. « Human Rights Watch craint que les restrictions de la liberté d’expression et des critiques envers des responsables ne débouchent sur une répression plus large. »

Lors de son séjour à Kinshasa, Philippe Bolopion a rencontré des hauts responsables gouvernementaux, notamment la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ainsi que les ministres de la Défense, de la Communication et des Médias, et de la Justice. Il a également rencontré des victimes de violations des droits humains et leurs proches, des dirigeants de la société civile et des chefs religieux, des activistes des droits humains, des membres de la communauté banyamulenge (une minorité tutsie congolaise originaire de l’est de la RD Congo), des membres de partis politiques d’opposition, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, et des diplomates étrangers. Philippe Bolopion a tenu une conférence de presse à Kinshasa le 21 mai.

Human Rights Watch a documenté plusieurs cas dans lesquels le Conseil national de cyberdéfense (CNC), une agence rattachée à la présidence, a arbitrairement arrêté et fait disparaître de force des dissidents, les détenant dans des lieux secrets sans inculpation officielle ni accès à un avocat.

« Je vois mon mari une fois par semaine, mais je ne sais pas où il se trouve », a déclaré une femme dont le mari avait été enlevé à leur domicile une nuit. « On me bande les yeux et je ne sais pas où on m’emmène. »

« Les informations en provenance de Kinshasa faisant état d’un vaste réseau de lieux de détention secrets, hors de toute procédure judiciaire, envoient un message effrayant à la société civile congolaise », a déclaré Philippe Bolopion. « C’est une pratique que le président Félix Tshisekedi s’était engagé à faire cesser lors de son entrée en fonction. »

Des responsables gouvernementaux ont indiqué à Philippe Bolopion que certaines des personnes arrêtées étaient détenues dans des villas et que les autorités étaient encore en train de finaliser les enquêtes à leur encontre avant de les transférer au système judiciaire. Ils ont également indiqué que des réformes concernant le CNC étaient en cours et qu’à l’avenir, aucune arrestation ne serait effectuée sans la présence de la police judiciaire, qui agit sous l’autorité du parquet pour enquêter sur les crimes.

« Les graves défis sécuritaires auxquels la RD Congo est confrontée ne peuvent justifier une atteinte à l’état de droit et aux droits humains fondamentaux », a déclaré Philippe Bolopion. « Les autorités devraient transférer les personnes détenues arbitrairement vers le système judiciaire, fournir à leurs familles des informations sur leur lieu de détention, et respecter les normes de procédure régulière. »

Des membres de l’opposition politique et des activistes de la société civile ont exprimé leur inquiétude quant à un éventuel amendement constitutionnel visant à prolonger le mandat du président au-delà de la limite de deux mandats. Cette question s’était déjà posée lorsque le président de l’époque, Joseph Kabila, était resté au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle.

Lors de ses entretiens avec des responsables, Philippe Bolopion a fait part de ses préoccupations concernant les graves exactions commises par les parties au conflit dans l’est de la RD Congo, y compris l’armée congolaise, la milice alliée Wazalendo et les groupes armés pro-gouvernementaux, ainsi que l’armée rwandaise et le M23. Il a réaffirmé l’importance de respecter le droit international humanitaire, y compris lors de frappes aériennes, et d’assurer la protection et la libre circulation des civils ; il a aussi appelé à un regain d’efforts internationaux pour garantir la reddition des comptes pour les crimes commis par toutes les parties.

« Depuis des décennies, les civils de l’est de la RD Congo subissent de plein fouet les exactions commises par les forces gouvernementales et les groupes armés », a déclaré Philippe Bolopion. « Malgré certains progrès importants réalisés par les tribunaux congolais, les autorités judiciaires ont en grande partie échoué à poursuivre les hauts commandants responsables d’atrocités. »

Philippe Bolopion a encouragé les responsables gouvernementaux à donner la priorité à la reddition des comptes pour les crimes internationaux actuels et passés, notamment en créant des chambres mixtes spécialisées comprenant des magistrats internationaux, ou un mécanisme internationalisé similaire au sein du système judiciaire congolais. Les responsables congolais devraient également continuer à soutenir les poursuites nationales et les enquêtes de la Cour pénale internationale.

En avril, Human Rights Watch a sollicité une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame pour discuter des exactions commises par l’armée rwandaise et le M23 dans l’est de la RD Congo, mais n’a reçu aucune réponse.

« L’impunité engendre davantage d’exactions », a conclu Philippe Bolopion. « Les gouvernements donateurs, y compris l’Union européenne, devraient soutenir les efforts de la RD Congo en matière de reddition des comptes, et sanctionner les hauts responsables congolais et rwandais qui soutiennent des groupes armés auteurs d’exactions. »

 

 

 

 

VSV du juin 11, 2025

COMMUNIQUE DE PRESSE N°013/2025

RDCONGO : LA VSV SALUE LE VERDICT PRONONCE PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE KINSHASA/MATETE DANS L’AFFAIRE MEURTRE DU CADRE DE L’UDPS M. CELESTIN KABASELE WA MPANGA

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) salue le verdict prononcé mardi 10 juin 2025 tard dans la soirée par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete siégeant au premier degré en matière répressive en chambre foraine et en procédure de flagrance dans l’affaire du meurtre de M. Célestin KABASELE WA MPANGA, cadre du parti politique ‘’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS)’’. Ce dernier, marié et père de nombreux enfants a été victime d’actes de violences vendredi 06 juin 2025 dans la mi-journée au quartier SOCOPAO, 11ème rue, avenue WA MPANGA dans la commune de Limete/Industriel à Kinshasa de la part d’un groupe de membres des Forces du Progrès alliés à l’UDPS. Conduit dans un centre de santé du quartier, M. Célestin KABASELE WA MPANGA a rendu l’âme suite à ses blessures

Il sied de relever que sur les onze (11) prévenus, neuf (9) ont été condamnés à mort. Il s’agit de messieurs LOHATA FAMBA ABBE alias OTONDO, WOSHA Médard Fils, WOSHA Eli, BOKUNGU NDJOLI, LUYINDULA MAVUNGU, MUYA HAMADI PATRICK, TSHIBA KATCHO MWAMBA Jordan, SHAKO ILUNGA Paul et WEMBO MPIA Cedrick.

En effet, ces membres des Forces du Progrès de l’UDPS, après leurs forfaits ont été appréhendés le même jour par la Police Nationale Congolaise (PNC) puis déféré devant le Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Matete. Ils ont été poursuivis pour « Homicide intentionnel, coups et blessures aggravés et vol simple » pour le meurtre de M. Célestin KABASELE WA MPANGA.

Selon les informations parvenues à la VSV, la victime est décédée quelques quinze (15) minutes après avoir été violemment passé à tabac par plusieurs membres des Forces du Progrès de l’UDPS qui ont recouru aux armes blanches (marteaux, barres de fer, chevrons, …), coups de poings et des pieds,… pour atteindre leur objectif.

La VSV salue les efforts fournis par les services de sécurité qui ont réussi à mettre la main sur cette dizaine des présumés auteurs de ce meurtre le même jour ainsi que la Justice rd Congolaise pour  l’ouverture en procédure de flagrance  lundi 09 juin 2025 du procès.

La VSV dénonce le comportement violent de certains jeunes membres de l’UDPS qui ne cessent de recourir à la violence et à l’intolérance politique y compris contre ses propres membres alors que ce parti a toujours prôné et pratiqué depuis de décennies la non-violence comme unique méthode de revendications multiformes. Il est donc temps que tous les dirigeants de cet important parti politique se remettent en question pour ne pas continuer à ternir davantage l’image de marque dont bénéficiait jadis cette association politique, aujourd’hui au pouvoir en RDCongo.

Cependant s’agissant du verdict rendu, la VSV demande aux autorités judiciaires de commuer la peine de mort en l’emprisonnement à vie. En effet, la VSV a toujours été contre la peine de mort qui est une violation du droit à la vie et un traitement cruel, inhumain ou dégradant.

Publié par la Voix de Sans Voix.

Protection des défenseurs des droits humains en RDC

Published on 19 Jan 2026, 08:00 AM By CCPR

Entre évaluation législative et sensibilisation digitale

Kinshasa, janvier 2026 : Deux ans après la promulgation de la loi portant protection et responsabilité des défenseurs des droits humains (DDH), la société civile congolaise multiplie les initiatives pour en assurer l'appropriation et l'application effective. Entre réflexions stratégiques et campagnes de vulgarisation numérique, le CCPR Centre se positionne comme un acteur clé dans la promotion de ce cadre juridique novateur.

""Le ministre des droits humains m'a mandaté pour vous saluer et vous dire que les portes sont totalement ouvertes pour voir comment conjuguer nos efforts pour la promotion et la protection des droits". "

- Joseph Khasa, conseiller du ministre des Droits humains

Une table ronde pour dresser le bilan de la loi

Un des visuels publiés dans le cadre de la campagne

Le vendredi 6 décembre 2025, Kinshasa a accueilli une table ronde d'envergure consacrée à l'évaluation de la loi n°23/027 du 15 juin 2023 relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits de l'homme. Organisée par l'ONG Alliance pour l'Universalité des Droits Fondamentaux (AUDF) et le Centre Droits Civils et Politiques (CCPR), cette rencontre a bénéficié de l'appui technique du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) et de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH-RDC).

Plus de 20 ans de lutte récompensés

Les échanges ont permis de revisiter le long combat mené par les activistes congolais pour l'adoption de cette loi historique. Fabien Buetusiwa, coordonnateur d'Avocats sans frontières (ASF), a rappelé l'ampleur de cette mobilisation : "Plus de vingt ans, nuit et jour, les DDH ont milité pour une loi garantissant leur protection. Il y a deux ans, soit depuis juin 2023, cette loi a été promulguée et publiée au Journal officiel, nous en sommes fiers."

Mama Guindo, représentant du Directeur du BCNUDH, a salué cette avancée législative comme une victoire pour la République Démocratique du Congo : "La RDC est à saluer, les défenseurs des droits de l'homme congolais sont à saluer puisqu'ils ont mené une lutte continue pour avoir cette loi pendant plus 23 ans. En ayant cette loi, nous avons une victoire salutaire."

Des recommandations pour renforcer le dispositif

À l'issue des travaux, trois recommandations majeures ont été formulées par les participants. Maître Henri Wembolua Otshudi, président de l'AUDF, a présenté les principales conclusions : l'évaluation à mi-parcours de la loi, le renforcement des engagements nationaux, et la sensibilisation systématique de tous les agents de l'État au respect des droits humains.

L'évaluation à mi-parcours apparaît comme une nécessité pour mesurer l'impact concret de la loi deux ans après sa promulgation. Les participants ont également insisté sur la création d'un cadre de concertation entre le ministère des Droits humains, la CNDH et les organisations nationales et internationales, ainsi que sur la vulgarisation de cette loi auprès des fonctionnaires de l'État.

Joseph Khasa, conseiller du ministre des Droits humains, a réaffirmé l'engagement du gouvernement : "Le ministre des droits humains m'a mandaté pour vous saluer et vous dire que les portes sont totalement ouvertes pour voir comment conjuguer nos efforts pour la promotion et la protection des droits de l'homme."

 

« Celui qui osera toucher à la Constitution verra le peuple et moi sur son chemin » (Martin Fayulu)

16.03.2026

 

le leader de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), de Martin Fayulu, a réaffirmé ce dimanche 15 mars à Kinshasa son opposition farouche à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo.

Lors d’un meeting politique tenu dans la capitale, l’opposant a tenu un discours ferme, avertissant que toute tentative de révision constitutionnelle se heurterait à une résistance populaire déterminée.

« Celui qui osera ouvrir sa gueule pour changer la Constitution trouvera le peuple et moi sur son chemin. Et moi, Fayulu, je serai devant, en tant que commandant du peuple. Nous allons voir celui qui osera toucher à la Loi fondamentale », a-t-il lancé devant ses partisans.

Dans son allocution, l’ancien candidat à la présidentielle a également exhorté le chef de l’État, Félix Tshisekedi, à respecter les engagements liés à l’exercice de son mandat et à préserver l’intégrité de la Constitution.

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par des débats politiques récurrents sur l’avenir de la Constitution en RDC, alors que certaines voix plaident pour sa révision ou son remplacement.

 

Patrick Kasongo
congo-press.com (MCP) / mediacongo.net

 

Une activiste de l'ONG de droits de l'homme Avocats sans Frontieres Congo "ASF/RD CONGO" sous la menace d'un groupe d'hommes non autrement identifiés.

 

Le 15 mars 2026, l'activiste membre de l'ONG de droit de l'homme Avocats sans Frontières Congo, Assistante du Médecin Directeur dans la Clinique des Urgences de Masina, après avoir reçu cinq jeunes hommes grièvement blessés portant les t-shirts avec l’effigie « Martin FAYULU Président », membres du parti politique ECiDé, qui auraient été tabassés à mort par les  jeunes de Forces du Progrès de l’UDPS, sous l'encadrement de la garde républicaine ( selon les récits de victimes), après leur rassemblement organisé au terrain de NDjili-Sainte-Thérèse. Les cinq victimes ont étaient pris en charge en urgence. Certaines avaient de visages défigurés et d'autres portées des blessures béantes, a subi des menaces de mort.

 

les Jets de pierres, gaz lacrymogènes et courses poursuites dans des avenues ont transformé les abords des quartiers NDJILI Saint-Therese et Masina a un vrai  champ de bataille.

 

Pour avoir faciliter la pris en charge et sécurisé les victimes, a son tour, elle a été prise à chasse par les jeunes déclarant de la ligue de Jeunes de l’UDPS, appelé Force du  Progrès.

Sur ce, ASF/DRCongo, condamnent  avec dernière énergie l'agissement irresponsable de ce groupe de jeunes.

Nous sollicitons l'implication des autorités de la place pour sécuriser notre consœur.

 

Published by ASF/RD CONGO

Malenge MUKENGESHAY

 

RD Congo : Les rebelles du M23 ont commis des atrocités dans une ville de l'est du pays

Ce groupe armé soutenu par le Rwanda a perpétré des meurtres, des viols et des enlèvements à Uvira

 

  • Le groupe armé M23 et les forces militaires rwandaises ont mené une occupation violente d'une ville de l'est de la République démocratique du Congo pendant un mois à partir de décembre 2025.
  • Au cours de cette période, ces forces ont tiré sur des civils qui fuyaient, exécuté sommairement plus de 50 personnes lors d’opérations de fouille menées de porte à porte, violé au moins huit femmes et fait disparaître de force au moins 12 personnes.
  • Des enquêtes pénales, notamment par la Cour pénale internationale, sont nécessaires pour garantir que ces crimes ne restent pas impunis.

Le rapport de 26 pages, intitulé « “Nous sommes des civils !” : Meurtres, violences sexuelles et enlèvements commis par le M23 et les forces rwandaises à Uvira, en République démocratique du Congo », documente l’occupation d’Uvira, la deuxième plus grande ville de la province du Sud-Kivu, par le M23 et les forces rwandaises, du 10 décembre 2025, quelques jours seulement après la signature des Accords de Washington négociés par les États-Unis, au 17 janvier 2026, date de leur retrait. Pendant cette période, ces forces ont tiré sur des civils qui fuyaient, exécuté sommairement plus de 50 personnes lors d’opérations de fouille menées de porte à porte, violé au moins huit femmes et fait disparaître de force au moins 12 personnes.

« Après avoir pris le contrôle d’Uvira, les combattants du M23 et les forces rwandaises sont allés de porte en porte pour tuer sommairement des hommes et des garçons et ont commis des viols et des enlèvements », a déclaré Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Human Rights Watch a documenté de nombreux abus horribles, mais n’a peut-être qu’effleuré la surface. Des enquêtes pénales, notamment par la Cour pénale internationale, sont nécessaires pour garantir que ces crimes ne restent pas impunis. »

Ce rapport, issu de la première enquête de terrain sur les exactions commises à Uvira pendant l’occupation du M23 et des forces rwandaises, s’appuie sur plus de 120 entretiens menés en mars et en avril 2026. Human Rights Watch a écrit au gouvernement du Rwanda et à Bertrand Bisimwa, chef du M23, pour leur communiquer les conclusions préliminaires du rapport, mais n’a reçu aucune réponse.

Le 2 mars, le gouvernement des États-Unis a imposé des sanctions à l’armée rwandaise et à ses commandants pour leur rôle dans la prise et l’occupation d’Uvira.

 

Le M23, initialement formé en 2012 en tant que mouvement de rébellion contre le gouvernement congolais, a refait surface fin 2021 avec le soutien du Rwanda. Depuis lors, les combats entre d’une part le M23 et les forces rwandaises et d’autre part les forces armées congolaises et leurs alliés, y compris les milices responsables d’abus connues sous le nom de « Wazalendo », ont déplacé des centaines de milliers de personnes dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, dans l’est de la RD Congo. Les parties belligérantes ont commis des meurtres illégaux et des viols, et sont également responsables de recrutement et de travail forcés.

Lors de la prise de contrôle d’Uvira, le M23 et les forces rwandaises ont tiré à plusieurs reprises sur des civils, les tuant et les blessant, y compris ceux qui tentaient de fuir pour se mettre en sécurité. Un homme qui a tenté de fuir avec des membres de sa famille a vu quatre d’entre eux se faire tirer dessus alors qu’ils tentaient de quitter la ville le 10 décembre. « C’était le chaos », a-t-il déclaré. « Nous avions de petits sacs que nous avons jetés et nous avons couru. Je n’ai pas été touché, alors j’ai simplement couru vers le lac. J’ai vu mon frère, sa femme et deux de ses enfants tomber. »

Une fois qu’elles ont pris le contrôle d’Uvira, le M23 et les forces rwandaises ont commencé à traquer des hommes et des garçons lors d’opérations de porte-à-porte, les accusant d’avoir des liens avec les Wazalendo et en exécutant beaucoup sur-le-champ. Human Rights Watch a documenté les exécutions sommaires de 53 civils par le M23 et les forces rwandaises, la plupart le 10 décembre.

Human Rights Watch a également documenté huit cas de viols de femmes commis par des combattants du M23 et des soldats rwandais à Uvira et dans ses environs. Les survivantes ont évoqué le manque quasi total de services de santé accessibles pendant l’occupation, en particulier l’absence de traitement prophylactique post-exposition (PEP) en temps voulu pour prévenir la contamination par le VIH, ainsi que de soins adéquats pour les blessures et infections résultant de violences sexuelles.

Le M23 a également enrôlé des civils de force dans ses rangs pendant l’occupation d’Uvira. Dans au moins 12 cas documentés, on ignore toujours où ces civils se trouvent.

Les autorités congolaises et rwandaises, avec le soutien de la communauté internationale, devraient s’engager à rendre compte, de manière exhaustive, des abus commis par le M23 et les forces militaires rwandaises pendant l’occupation d’Uvira.

Le Rwanda devrait cesser de soutenir le M23 responsable d’abus a déclaré Human Rights Watch. Le gouvernement congolais, en collaboration avec les organismes internationaux, devrait mener des enquêtes rapides, transparentes et impartiales sur les violations graves du droit international humanitaire et relatif aux droits humains commises par les parties au conflit, et veiller à ce que les responsables soient traduits en justice dans le cadre de procès équitables et transparents.

Des fosses communes subsistent dans toute la ville. Le gouvernement congolais devrait faciliter les enquêtes menées par des observateurs indépendants des droits humains et ordonner aux autorités militaires et administratives de leur faciliter l’accès, de protéger les témoins et de préserver toutes les preuves. Les autorités congolaises devraient garantir la protection des civils d’Uvira, notamment en mettant fin à leur soutien aux milices Wazalendo responsables d’abus et en les retirant de la ville.

Les partenaires internationaux de la RD Congo et du Rwanda devraient soutenir la Commission d’enquête indépendante sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2025, afin qu’elle puisse remplir son mandat. Ces gouvernements devraient également sanctionner les commandants rwandais et du M23 ainsi que toute autre personne impliquée dans des violations graves, et réexaminer l’aide et la coopération militaires et sécuritaires avec le Rwanda afin de s’assurer que ce soutien n’alimente pas de nouvelles violations.

« L’occupation d’Uvira a mis en lumière les méthodes abusives utilisées par le M23 et les forces rwandaises », a conclu Philippe Bolopion. « Les victimes ainsi que leurs familles à Uvira demandent la justice et la fin de l’impunité qui alimente ces crimes. Les pays qui soutiennent la RD Congo devraient se mobiliser pour appuyer ces efforts. »

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